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Résumé :

Cet article vise à évaluer la demande en eau potable au sein d’une commune algérienne spécifique en employant une approche basée sur les quantiles. Pour ce faire, l'étude utilise les données obtenues à partir des relevés de facturation de 172 ménages sélectionnés au hasard, fournis par la Société Algérienne des Eaux (ADE-Bejaia). Les résultats de l’étude révèlent des informations cruciales sur les facteurs influençant la demande en eau. L'élasticité-prix estimée est de 0,6, ce qui indique qu'une augmentation de 10 % du prix de l'eau entraîne une réduction de la demande de 6 %. De plus, la présence de sources d’eau alternatives a un impact négatif sur la consommation, en particulier parmi les ménages situés dans les quantiles inférieurs. La taille du ménage et la superficie du logement exercent également des effets significatifs sur les modes de consommation d’eau. En outre, l'étude met en évidence les variations temporelles de la consommation d'eau, les niveaux les plus bas étant observés en mars, tandis que les modes de consommation fluctuent selon les différents trimestres de l'année. Dans l’ensemble, cette étude fournit des informations précieuses sur la compréhension et la gestion de la demande en eau potable au sein de la municipalité de Tichy, éclairant ainsi les processus décisionnels liés aux mécanismes de tarification et à l’allocation des ressources pour une gestion durable de l’eau.

Mots-clés : Eau potable, la demande en eau, tarification, Ménages, Algérie