Résumé :
Orienter le changement technique en évitant un surendettement massif est au cœur de nombreuses discussions pour assurer une transition écologique viable. Dans cet article, nous développons une extension du modèle [Grasselli and Costa Lima, 2012] dans un cas simple avec seulement deux natures de capital, dans une dynamique non-linéaire stock-flux cohérente. Nous étudions les multiples équilibres à long terme et leur stabilité asymptotique locale et identifions les conditions dans lesquelles la transition d’un capital à l’autre peut être mise en œuvre sans conduire à un surendettement. L’inertie affectant la transition de l’investissement global d’un type de capital à l’autre s’avère par ailleurs déstabiliser les équilibres déflationnistes de la dynamique. Enfin, notre analyse met en évidence deux leviers principaux pour une intervention gouvernementale : l’augmentation du prix de l’énergie (par le biais par exemple d’une taxe sur le carbone) ou du ratio production/capital du capital “vert” (sur lequel l’innovation a un rôle à jouer).
Mots-clés: transition socio-écologique, déséquilibres macroéconomiques, croissance durable, Stock-flux cohérence, Putty-clay, irréversibilité des investissements