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Vie et Sciences de l'Entreprise N° 209 A travers ces quelques lignes, nous vous présentons le contenu du numéro 209 de la revue Vie et Sciences de l’Entreprise (VSE). Ce travail est le fruit d’une collaboration avec le « Prix de thèse » de l’ANDESE qui se tient tous les ans afin de valoriser nos jeunes Docteurs en Sciences de Gestion et en Sciences Economiques. Un accompagnement important est effectué par l’équipe éditoriale de la revue afin d’aider au mieux ces jeunes chercheurs. Soumettre un article issu de ses travaux de thèse oblige à beaucoup de travail. La structuration d’un article de recherche, autour de 15 à 20 pages, ne sera pas la même chose que la réalisation d’une thèse, autour de 300 à 400 pages ! Pour y arriver, il faut du temps, de la persévérance mais aussi un peu d’accompagnement par ses pairs. Les corédacteurs en chef que nous sommes, modestement mais sûrement, cherchent à aider ces docteurs en devenir. La tâche n’est pas toujours facile. Le travail est souvent dense. Mais les échanges sont toujours riches. Nous apprenons toujours quelque chose de nouveau dans cette relation.

Ces jeunes chercheurs nous permettent d’être en « phase » avec les nouvelles thématiques de nos domaines respectifs. Ils nous offrent aussi un autre regard dans la façon d’aborder et de questionner les problématiques via leurs articles académiques. Enfin et surtout, c’est aussi un échange humain puisqu’ils entrent, à leur tour, dans cette communauté scientifique si passionnante des sciences humaines. Leur début de carrière sera marqué par une première publication dans notre revue qui fête ses 60 ans d’existance cette année. Leur début de carrière sera aussi marqué par notre volonté de les aider au mieux dans une communauté scientifique en mouvement : une concurrence scientifique de plus en plus forte entre nos établissements d’enseignement supérieur, une société civile en attente de réponses face aux défis des organisations, une « pression » à la publication pour obtenir un premier poste, une interpellation quotidienne entre nos recherches, nos enseignements et in fine le sens de nos travaux académiques… Beaucoup de questions pour ces jeunes chercheurs… Beaucoup d’interpellations pour nous-mêmes « un peu moins » jeunes chercheurs…

Comme vous avez pu nous l’enseigner et comme nous-même nous pouvons l’enseigner aujourd’hui : chacun d’entre nous contribue via sa petite pierre à l’édifice d’une communauté scientifique dynamique, attentive et porteuse de sens. Ce VSE apporte sa petite pierre à notre édifice commun : un VSE tourné vers nos jeunes docteurs primés lors du prix de thèse de l’ANDESE.

Michel Roux, Vice-président de l’ANDESE et Doyen Honoraire de l’Université Sorbonne Paris Nord, vient ici introduire la remise du prix de thèse qui a pu se tenir le 20 mai 2019 à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Depuis 30 ans, le prix de thèse est décerné par l’ANDESE. Cette histoire justifie l’attractivité aujourd’hui encore de ce prix : 31 candidatures ont pu être effectuées cette année ! Ainsi, dans ce VSE 209, nous vous présentons 4 articles issus des nominés. A savoir :

Graziella Ragazzi a pu écrire un article sur la transition énergétique bas carbone : « Les modèles économiques de la transition énergétique bas carbone à l’échelle locale ». A travers la méthode CANVAS, elle étudie la notion de création de valeur adaptée aux enjeux du développement durable. Ce travail permet de construire une typologie de modèles économiques locaux innovants à la transition bas carbone.

Saker Sabkha, Christian de Peretti et Sabrine Mallek ont réalisé le travail suivant : « Forecasting sovereign CDS VOLATILITY : A comparison of univariate GARCH-class models ». Ils ont cherché à définir le risque de crédit souverain. Cette étude de la prévisibilité de la volatilité des CDS souverains a été effectuée avec des modèles linéaires et non linéaires de la classe GARCH. Cet article a utilisé des données de 38 pays dans le monde, allant de janvier 2006 à mars 2017.

La contribution de Claire-Isabelle Roquebert porte sur « La critique écologique radicale dans le contexte de l’entreprise : l’ambivalence des démarches de RSE dans les entreprises en Biodynamie ». A travers une étude qualitative auprès de deux PME, elle s’intéresse à la répercussion d’une critique écologique radicale sur le modèle de l’entreprise et sur la RSE.

Marianne Tenand a, quant à elle, réalisé un article sur : « Les politiques de la dépendance analysées à travers le prisme de l’économie de la santé : Une comparaison France – Pays-Bas ». Cet article s’appuie sur deux études empiriques menées dans les contextes néerlandais et français. Il utilise les concepts et méthodes de l’économie appliquée, et notamment de l’économie de la santé, pour évaluer l’équité des dispositifs publics à destination des personnes âgées dépendantes dans ces deux pays. L’évaluation des besoins apparaît comme l’un des rouages majeurs de la performance des politiques de la dépendance.

Nous avons 4 articles issus de contributions « au fil de l’eau ». Paul Basile Odilon Nyet et Gaston Galidi ont pu réaliser un article sur « Construction du lien social marchand : régulation, réciprocité et confiance dans le marché des bovins à l’Extrême-Nord du Cameroun ». Ils apportent ici un regard intéressant sur la construction du lien social où l’entrepreneuriat participe à la valorisation d’un mode de coordination économique encastré au Cameroun. On peut y voir que la structuration des échanges marchands se fait autour du capital social, de la proxémique et du réseau social des acteurs en présence.

Gilles Caire, Sophie Nivoix et Timothée Morin ont pu réaliser une contribution autour de l’impact économique local d’organisations solidaires. Leur article « Vers une économie solidaire pouvant relever les défis locaux ? Le cas du projet Made In Local à Poitiers », utilise l’effet multiplicateur économique pour appréhender l’impact d’une dépense locale. A travers une analyse fine d’éléments financiers de plusieurs organisations, ils ont pu quantifier l’enjeu d’une dépense locale. In fine, les décideurs publics pourront s’inspirer de ce travail pour leurs futures politiques locales.

Jean Babei et Gilles Paché ont quant à eux réalisé l’article suivant : « Usage des technologies numériques et création de valeur : une application au contexte de la logistique des produits médicaux ». Ils ont évalué l’impact des restructurations consécutives à l’usage du numérique lors de la création de valeur pour le client au sein de la logistique de distribution des produits médicaux. Cette étude a été menée dans un contexte africain où les technologies numériques y jouent un rôle essentiel auprès des grossistes de produits médicaux.

Zorana Jerinic et Djamila Elidrissi sont les auteurs de l’article suivant : « Compétence transculturelle et management synergétique : une mise en évidence des liens au sein d’une PME prestataire de services ». A travers l’étude d’une PME internationale implantée en France, elles ont pu démontrer un dépassement de la diversité culturelle, renforçant in fine l’activité de l’unité analysée. Le déploiement de cette compétence s’effectuerait lors du développement de l’expérience de l’individu, voire du manageur de l’unité.

A la fin de ce numéro, vous pourrez aussi y trouver les notes de lecture de Daniel Bretonès et Jean-Jacques Pluchart que nous remercions pour ce travail. Chers lecteurs, merci pour l’intérêt que vous porterez à ce numéro 209.

Thibault et Anne