Ce double numéro de Vie & Sciences de l’entreprise comprend 15 articles et 4 tribunes ! Ici, il n’y a pas de thématiques particulières, même si vous y retrouverez l’ADN de la revue comme vous pouvez vous en doutez. Les Sciences Humaines et plus spécifiquement les Sciences de Gestion questionnent toujours avec autant d’intérêt les enjeux sociétaux des organisations. Bien que multiples et divers, les interactions qui s’y jouent reflètent la société dans laquelle nous sommes. Depuis la création de Vie & Sciences de l’Entreprise en 1960, nos prédécesseurs et nous-mêmes aujourd’hui cherchons à valoriser des travaux académiques. Notre postulat a toujours été d’ouvrir la revue à la pluralité des pensées, faisant sens dans un nécessaire débat académique riche. Les points de vue, cadres théoriques, dogmes idéologiques ne peuvent que progresser lorsqu’ils sont débattus scientifiquement. C’est la nature même des Sciences de Gestion et du management. C’est la nature même de Vie & Sciences de l’Entreprise. Ce double numéro vient à nouveau parfaire cette pluralité d’interprétations à travers des démarches rigoureusement menées.

 Le premier article « Valorisation des entreprises sociales : fin des méthodes traditionnelles et perspectives d’Évolution ? » a été réalisé par Guillaume Martin, Jean-Claude Lopez et Thierry Côme. Ils ont souhaité questionner les méthodes de valorisation des entreprises sociales, thématique d’autant plus prégnante aujourd’hui avec le nombre croissant de ces organisations.

Gérard Desmaison et Thibaut Duboisy ont quant à eux réalisé l’article suivant : « Quel est le coût du travail gratuit ? Cas d’une association nationale accompagnant les entrepreneurs post-liquidation ». Il a été question de valorisation du travail de plus de 425 bénévoles en venant interpeller les lecteurs sur les multiples sources de polémiques quant aux méthodes utilisées.

Khalil AÏT Saïd, Youssef Souak, Zouhair Laarraf et Jean-Pierre Dumazert sont venues apporter une contribution originale : « Les coulisses du leadership partagé : démystification des jeux de pouvoir dans les organisations à but non lucratif ». Interpeller ce type d’organisation autour d’un leadership partagé entre le fondateur et le conseil d’administration a permis de mettre en évidence la complexité de cette transition, combinant des mécanismes individuels et collectifs.

Georges Kriyoss Mfouapon a rédigé un article sur « La qualité de la gouvernance et l’enracinement des dirigeants dans les entreprises publiques : une étude de cas multiples ». La qualité de la gouvernance des entreprises publiques sous-tend aussi de comprendre l’enracinement de leurs dirigeants.

Thrycia Tite a quant à elle travaillé sur « Le management de la chaîne logistique durable : évolutions et perspectives ». L’intégration de la durabilité à l’ensemble de la chaine de production vient renouveler la notion de management durable de la chaîne d'approvisionnement.

Florence de Ferran, Jeanne Lallement, Juliette Passebois et Laurent Cervoni ont réalisé un article portant sur : « Empreinte Carbone Domicile-Travail : Perception et Impact d'une Application d’auto-traçage en Entreprise ». Une application de suivi-personnel qui informe les salariés de l’empreinte carbone de leurs déplacements domicile-travail a été utilisée afin d’évaluer la perception et l’impact de cette information sur les attitudes et comportements des utilisateurs.

Thibault Cuénoud et Jean-Jacques Pluchart ont pu aborder les enjeux de l’inclusion financière auprès des organismes bancaires et assurantiels : « Les paradoxes organisationnels de l’inclusion financière : focale sur une mutuelle d’assurance engagée ». Plusieurs formes d’exclusions peuvent être à l’origine de difficultés d’accès à des produits financiers (exclusion sociale, financière, territoriale…).

Eric Persais à quant à lui décrit les « Enjeux et spécificités de la RSE politique dans un contexte national : Le cas de la Société à Mission ». La RSE politique est un concept peu mobilisé par les chercheurs en sciences de gestion pour aborder la question sociétale. Ce travail cherche à poser un cadre de réflexion qui viendra interpeller nombre d’organisations.

Philippe Schäfer et Isabelle Baudet ont porté leur attention sur « la normalisation au chevet du droit international pour promouvoir l’éthique des entreprises ». Ce regard constructif sur l’enjeu de l’éthique y est abordé. Les entreprises sont aujourd’hui plus à même de se poser les « bonnes questions » dans leurs pratiques quotidiennes.

Souheila Kaabachi, Ahmed Anis Charfi, Monyedodo Regis Kpossa et Mohamed Karim Kefi ont quant à eux travaillé sur « La communication bancaire à l’ère des « Z » : comment concevoir une stratégie d’influence à l’image des Z ? ». Il s’agit de questionner l’usage du marketing dans la communication bancaire auprès de la génération Z.

Cathy Briest, Didier Chabanet et Damien Richard ont porté leur attention sur « Le Design thinking ou la Conception créative : un outil pédagogique pour développer une attitude créative chez les apprenants d’écoles de commerce ». L’évolution du marché du travail induit de redéfinir les modèles pédagogiques. Une expérimentation a été réalisé avec l’utilisation de la conception créative auprès d’étudiants d’écoles de commerce.

Math Mazra, Lubica Hikkerova, Hamza Seini et Jean-Michel Sahut ont écrit un article sur « De l’intention à l’action entrepreneuriale : le rôle du capital psychologique et du capital social des étudiants en fin de formation universitaire ». L’objectif de cet article est d’analyser l’influence du capital psychologique sur le passage à l’action entrepreneuriale d’une part, et de vérifier le rôle modérateur du capital social dans cette relation d’autre part.

Karim Trabelsi et Sarhan Abdennadher ont écrit sur « Exploration des pratiques et des modalités de conciliation des dimensions processuelle et personnalisée de l’accompagnement entrepreneurial ». Ils ont mené une enquête qualitative auprès de 39 entrepreneurs novices tunisiens et de trois responsables de structures publiques d’accompagnement.

Aymen Habib, L’Hocine Houanti et Éric Vernier ont porté leur attention sur « Activisme des investisseurs institutionnels et performance des fusions-acquisitions des entreprises françaises ». L’activisme institutionnel et la performance des opérations de fusions acquisitions ont été analysés à partir d’une régression linéaire permettant de mesurer le degré d’influence des investisseurs institutionnels sur la performance boursière à court terme des entreprises françaises cotées.

Ahmed Belgaid et Adil Cherkaoui ont travaillé sur « La GRH au service de l’inclusion des Personnes en Situation de Handicap : Une revue narrative ». Les praticiens RH y jouent un rôle clé dans le recrutement de nouveaux viviers de recrutement et en mettant en place un environnement de travail inclusif et ouvert aux différences.

Pour clore ce numéro, 4 tribunes viennent le compléter. L’intérêt ici y est d’aborder des sujets d’actualité avec une approche différente pour le lecteur.

  • « L’avènement de l’audit extra-financier » par Jean-Jacques Pluchart et Isabelle Cadet
  • « An economic analysis of the jasmine revolution in Tunisia between 2010 and 2011: reasons and consequences? A historical perspective par Olfa Bouallegue, Thibault Cuenoud, L’hocine Houanti et Mourad Kertous
  • « La notion de coopétition au sein d’incubateurs : une vision théorique réflective » par Thibault Cuenoud, L’hocine Houanti et Jean-Michel Sahut
  • « L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique : l’exemple des collectivités territoriales » par Anne-Françoise Bender, Marie-José Scotto, Manel Guechtouli, et Yvette Ramos.