Résumé :

L’inclusion financière est une démarche globale permettant d’offrir un accès à des services bancaires et assuranciels à des populations vulnérables. Plusieurs formes d’exclusions peuvent être à l’origine de difficultés d’accès à des produits financiers (exclusion sociale, financière, territoriale…). De nombreux travaux ont déjà démontré la nécessité d’inclure ces catégories de personnes par les organisations financières afin d’y parfaire leur responsabilité sociétale. Face à la complexité de ce phénomène qui prend des formes disparates, son champ a pu s’élargir ces dernières années à de plus en plus de groupes sociaux. L’identification de nouvelles parties prenantes de l’entreprise en proie à ce phénome d’exclusion, et notamment ses actionnaires et ses clients (Gloukoviezoff, 2010), met en avant de nouveaux paradoxes organisationnels. Pourtant, l’inclusion de ces groupes sociaux est devenue l’une des conditions de la durabilité des banques et des assureurs, car elle est de plus en plus souhaitée par l’opinion publique et imposée par l’Etat. L’enjeu de ce travail est d’analyser les nouveaux phénomènes d’inclusion bancaire et assurantielle, afin d’en identifier les paradoxes et les conditions à remplir afin de mieux les lever. Le traitement de cette problématique repose sur une analyse critique des recherches sur l’inclusion financière, et sur l’étude d’un cas unique de la stratégie d’inclusion appliquée par la MAIF (Mutuelle Assurance des Instituteurs de France), considérée comme un modèle de l’inclusion économique et sociale en France.

Mots-clés : Inclusion, Finance, Assurance, Parties prenantes, Mutuele