Résumé :
À partir d’un questionnaire administré à 180 dirigeants de PME, cet article a pour objectif de voir le lien entre les parties prenantes et la performance post-succession enregistrée par des dirigeants dont les expériences et les origines diffèrent dans un contexte où le capital peut être dilué ou concentré. L’approche SEM-PLS a été utilisée et les données traitées avec smartPLS3. Nos résultats indiquent et peu importe l’origine de la succession, la structure du capital et l’expérience du dirigeant, que l’implication des parties prenantes dans les décisions stratégiques n’impacte pas la performance post-succession. Les nouveaux dirigeants cherchent à agir de manière autonome pour effectuer les orientations stratégiques des entreprises reprises. Nos résultats font apparaître également que les parties prenantes qui réussissent à participer aux processus de décisions opérationnelles entraînent une baisse de la performance post-succession, lorsque les nouveaux dirigeants ne détiennent pas la majorité du capital ou s’ils sont issus de l’extérieur ou encore lorsqu’ils ne sont pas expérimentés. Ces derniers seraient amenés à instrumentaliser les relations avec leurs parties prenantes pour renforcer leur légitimité.
Mots-clés : Succession, Parties prenantes, Processus de décisions, PME, France