Préfacé par Nicolas Hulot, ce livre a pour objectif « d’éclairer les chemins de la transition écologique et solidaire qu’il est urgent d’emprunter ». Pour y parvenir, les auteurs proposent d’adopter des schémas innovants de financement « pour fonder un nouveau capitalisme d’intérêt général » et de nouveaux mécanismes institutionnels favorisant la multiplication des « entreprises sociales écologiques ». Celles-ci ont pour caractéristique d’accorder la même attention aux trois aspects du capital (financier, naturel et social) car ces trois dimensions, in fine, ne sont pas substituables et doivent donc être également préservées et développées : « …difficile de remplacer les mammifères ou les abeilles une fois disparues … ». L’irréversibilité de la perte de certaines formes de capital impose donc un changement rapide de modèle économique. Pour démontrer que c’est non seulement nécessaire mais faisable, l’ouvrage présente des monographies d’entreprises qui se développent en respectant ces principes dans différents domaines de l’économie ; l’ouvrage est ainsi structuré par thématiques : se nourrir, se loger, se déplacer, économiser les ressources, épargner et investir. Une dernière partie s’applique à démontrer au lecteur qu’il peut, lui aussi, contribuer efficacement à cette transition, en investissant, en consommant ou en entreprenant dans l’un ou l’autre de ces domaines.

L’intérêt principal de l’ouvrage n’est pas dans la présentation des « nouveaux instruments de financement » qui traite succinctement de la finance participative. Par contre, la diversité des entreprises présentées, toutes situées en France et se développant en réseaux de franchise, est convaincante et rend la lecture agréable. De nombreuses notes de bas de page indiquent les travaux d’économistes, les chiffres de référence ou les rapports d’institutions internationales qui confortent la démonstration.

Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno sont, respectivement, président-fondateur et directrice Transition Ecologique du GROUPE SOS.