« La victoire revient à celui qui tient le dernier quart d’heure »
Au gré de chacune de ses 72 chroniques s’échelonnant de 2010 à 2016, l’auteur, historien de mérite, va droit au vrai et au devoir comme la foudre. Nicolas Baverez met en exergue les similitudes de la décennie 2010 avec les années 1930 : déflation, déstabilisation des classes moyennes, montée des menaces stratégiques, poussée des populismes et autres désunions. Ce livre de clerc est aussi prémonitoire qu’édifiant. Un authentique manuel d’économie et dans certains de ses développements un vrai traité de polémologie ! L’auteur pointe du doigt le cœur du mal français qui est avant tout économique et en décline les causes profondes, à l’aune du déficit de compétitivité, dans un pays déchiré par des effets de ciseaux et l’obsolescence de l’appareil de production ! Pour se mettre en tête les statistiques récentes et l’état de l’art, du choc fiscal appliqué en croissance zéro, à la courbe d’Arthur Laffer, c’est l’ouvrage idéal. Le ton et la préoccupation affichés de voir clair avec un réel talent d’exposition exhorte à ouvrir les yeux. Ça sonne comme un tocsin !